dimanche 14 août 2016

S'accepter et vivre pour soi


Ce n’est pas un secret, mais je ne sais pas encore si je vous l’ai déjà dit : Je suis assez ronde.

Enfin, assez … Je suis grosse. Tuh tuh tuuuh ! Pas la peine d’essayer de me rassurer, je suis VRAIMENT grosse, ce n’est pas une critique, c’est un constat. Je fais actuellement 99kg pour 1m77. Je faisais 117kg l’année dernière, et je pense que je n’ai jamais réellement fait un poids normal de toute ma vie. Et pendant longtemps, je l’ai vraiment mal vécu.

            J’ai étudié dans un collège privé, rempli de filles parfaitement fringuées et de petit Charles Edouard en mocassin à talonnette (true story, même s’il ne s’appelait par Charles Edouard). Et vu que toutes les filles y étaient parfaites, mes kilos en trop, mes vêtements mal coupés et moi, nous avons vite fait tache. Et nous avons aussi vite attirés l’attention de tous les petits rigolos, et ma scolarité est vite devenue … mmmmmh, disons difficile ? Les blagues bien entendu très spirituelles m’ont fait beaucoup de mal, je mangeais deux fois plus, j’ai pris deux fois plus de poids, etc. Cela aurait pu continuer à l’infini.
           
Je sais qu’à un moment, j’ai réussi à perdre une grande partie de ce poids en trop, tout en restant tout de même en surpoids. Puis IL est arrivé.

J’ai eu une relation assez particulière avec mon ex, une relation vraiment pas saine. Il n’était pas quelqu’un de bien. Un tyran qui m’a énormément rabaissé. Je n’avais plus le droit de rien, plus le droit de m’occuper de moi comme je le souhaitais. J’avais besoin de son autorisation pour tous jusqu’à la couleur de mes chaussures. Et encore une fois, j’ai beaucoup (trop) mangé. Et j’ai pris 18 kg en 5 mois (oui, c’est beaucoup).
Cette relation m’a fait beaucoup de mal, autant physiquement que moralement. Ce semblant d’être humain m’a rabaissé plus bas que terre, et a détruit le peu de confiance en moi que j’avais (en me sortant entre autre que seul ma tête était potable, et que tout le reste de ma personne était à jeter). J'ai fini par me considérer comme une moins que rien. Jusqu'au jour où j'ai compris que ce n'était pas moi la moins que rie. Ainsi, quand cela s’est terminé, j’ai eu un déclic.

C’est à partir de cette rupture, de cette délivrance, que j’ai vraiment commencé à vivre pour moi. Après avoir vécu avec l’autorisation d’une autre personne, après avoir dû rendre des comptes sur chacun de mes actes, sur chacune de mes décisions, de mes goûts musicaux ou même sur les personnes que je fréquentais, j’ai profité de pouvoir enfin vivre pour moi. J’ai mis les vêtements que j’aimais, j’ai coupé mes cheveux comme je le voulais, et j’ai surtout appris à m’accepter. Je ne dis pas que je me trouvais belle, non, mais je me suis accepté. J’ai assumé mon corps.

Vous savez, quand vous vous retenez de porter un short parce qu’on va voir vos cuisses, quand vous n’osez pas vous couper ou vous teindre vos cheveux parce que vous avez peur que l’on vous pointe du doigt, vous laissez une tiers personne contrôler votre vie. Et ce n’est pas quelque chose de bien. Vous ne vivez pas.

Je sais que ce n’est pas facile. Moi-même, je ne me suis pas encore accepté à 100%. J’ai refait ma vie. J’ai le meilleur chéri dont on puisse rêver et, miracle absolu, il m’aime. Pourtant, j’ai toujours un doute, une petite voix malveillante qui me répète encore et toujours, qu’il est beaucoup trop bien pour moi. Parce que l’on m’a répété encore et encore que je ne méritais rien de bien.   

J'assume mon corps, en tout cas une grande partie. Mais j'ai encore du travail à faire sur moi même. Quand je suis allé en vacances, on m'a beaucoup prise en photo. Et bien que je sois parfaitement au courant de ce que je suis, et que je répète à qui veut l'entendre que je m'accepte, j'ai eu du mal à me voir en photo. J'ai vu mes bras, que je trouve énorme, ou mes énormes joues. J'ai eu du mal, mais je n'ai rien dit. Au lei de m'attarder sur les éléments que je n'aimais pas, j'ai tenté de trouver ce que j'aimais : la façon dont mes cheveux ont bouclé, mon regard, mon sourire. Un petit détail que j'apprécie malgré les défauts qui sautent aux yeux. Et petit à petit, j'ai apprécié ces photos (ou en tout cas, quelques unes de ces photos). C'est un travail à faire sur soi. C'est compliqué, et long. Mais la délivrance à la fin vaut le coup. 

C’est principalement pour ça que j’ai ouvert ce blog. J’aime parler de livres, j’ai hâte de vous parler de plein d’autres choses. Mais surtout, je voulais en faire quelque chose d’utile. Je voulais aider d’autres personnes, des femmes comme moi, à s’accepter, à s’aimer, à prendre leurs propres décisions. Si je réussis à aider une seule personne, juste une seule personne, alors je serais heureuse. 

Si vous souhaitez me soumettre des idées, ou juste si vous avez besoin de parler, vous pouvez me rejoindre sur les réseaux sociaux (je suis particulièrement présente sur snapchat : fannibalecteur et sur insta). 

En attendant, n’hésitez pas à vivre votre vie. Montrez qui vous êtes, soyez heureuse, et laissez de côté ces personnes qui ne vous méritent pas.

Je vous envoie plein de bonnes ondes et je vous dis à très vite :* 

Des Mots Doux:

Poster un mot doux