mercredi 7 juin 2017

J'ai dévoré : Avant toi, de Jojo Moyes


Aloha, mes petites libellules ! Une fois n’est pas coutume, je reviens avec un livre dont vous avez sûrement entendu parler ! Pas le temps de tergiverser, il FAUT que je vous en parle tout de suite ! Et puis, si vous êtes venu voir mon blog il y a peu de temps, vous aurez remarqué le petit « truc » sur le côté du blog qui vous avertit de ma lecture en cours. Et je suis là pour vous parler de ma dernière lecture en date, et pas des moindres !


Avant toi, de Jojo Moyes 


Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis…


Par où pourrai-je bien commencer ?! Je suis tombé amoureuse du livre depuis les premières secondes de la bande annonce. J’avais très envie de voir ce film, principalement parce que je compte épouser Emilia Clarke et Sam Claflin, soit Louisa Clark et Will Traynor, autrement appelé Daenerys du Typhon et Finnick Odair (okey, ça devient confus là). J’adore ces acteurs. Mais je ne savais pas du tout que ce film était adapté d’un livre. C’est ma petite sœur qui me l’a appris (et oui, faut un début à tout). J’ai vu le film. Je suis tombée encore plus amoureuse d’Emilia Clarke, je ne savais même pas que c’était possible, et je suis tombée amoureuse tout court du film. Du coup, 24h après, le livre était sur ma liseuse (vous n’êtes pas encore tombé sous le charme de l’électronique ? Tous mes arguments pour et contre  Ici !)

Que pourrai-je bien vous dire d’autre que : arrêtez tout de suite ce que vous faites, et allez lire ce livre ! Vraiment !

Il est devenu sans conteste l’un de mes livres préférés, encore plus que Geisha ( mes livres préférés   Ici).


Je ne sais pas si cela avait avoir avec le fait que j’ai connu Louisa Clarke Et Will Traynor sous les traits de mes acteurs préférés, mais j’ai trouvé les personnages assez attachants. Enfin, Louisa est attachante. Will apparait plutôt comme une tête de nœud. J’ai beaucoup de peine pour Louisa. Je trouve que tout au long du livre, elle est beaucoup rabaissée. Sa famille la sous-estime beaucoup, en faveur de leur petite Treena, et tout au long du livre, j’espérais la voir se rebeller un peu, réclamer le respect qu’elle mérite pour s’être sacrifié autant de temps pour sa famille. On peut observer son évolution tout le long du film, on peut la voir s’affirmer, et ça fait vraiment plaisir. C’est une fille qui a beaucoup de potentiel et de cœur. Fin bref, voilà quoi, je l’aime, je l’adore, et je veux l’épouser.

Will, lui, n’étais pas vraiment attachant au début. C’était surtout un vrai c** (chut, on reste poli !).  Mais bon, on lui pardonne. On lui pardonne, parce que sa vie n’est quand même pas vraiment cool. Et peu à peu, on le découvre sous un jour nouveau, à travers les yeux de Louisa.

            Je ne peux pas en dire beaucoup plus au risque de vous donner des indices trop clair sur la fin, mais c’est un livre qui donne espoir, qui fait vibrer, qui nous fait pleurer et sourire, et surtout, qui nous fait réfléchir.

C’est bête à dire, et c’est une attitude vraiment égoïste, mais ce n’est qu’en étant confronté au malheur de quelqu’un d’autre, même de quelqu’un de fictif, que l’on remet vraiment sa vie en question. Et ce livre en est rempli. Car ce livre n’est pas seulement l’histoire d’une fille qui essaie de convaincre un homme de rester en vie, mais aussi l’histoire d’un homme qui essaie de montrer à une fille toutes les possibilités que la vie offre.

            C’est vraiment un très beau livre (et un très beau film). Un livre remplis de vie dans la mort, un livre remplis d’émotion. Et c’est un livre que je vous conseille fortement. Si vous ne deviez lire qu’un livre, lisez-le.

Cette nana est vraiment trop canon ♥


A ne pas lire si tu ne veux pas être spoilé !
(mais la citation est trop jolie pour ne pas être ajoutée)

« Mais j’espère que tu te sentiras un peu euphorique aussi. Le visage que tu avais quand je t’ai vue revenir de la plongée sous-marine m’a tout dit : il y a une faim en toi, Clark, et une grande audace. Tu les as juste enfouies au plus profond de toi, comme le font la plupart des gens. Je ne suis pas en train de te dire de te jeter du haut d’un immeuble ou d’aller nager avec les baleines (même si j’adorerais penser que c’est ce que tu fais), mais juste de vivre pleinement. Bouge, remue-toi, ne t’installe pas. Porte fièrement des collants à rayures.
Alors voilà. Nous y sommes. Tu es gravée dans mon cœur, Clark. Tu l’as été dès le premier jour où tu es arrivée, avec tes fringues à la con, tes blagues moisies et ton incapacité absolue à dissimuler ce que tu ressens. Tu as changé ma vie infiniment plus que cet argent ne pourra changer la tienne.
Ne pense pas à moi trop souvent. Je ne veux pas t’imaginer toute larmoyante. Vis bien.
Vis.
Avec toute mon affection,

Will. »

jeudi 25 août 2016

La fille aux rêves fleuris ✿



« Tu vois cette fille, là ? La fille derrière son écran ? C’est une rêveuse.   

            Elle a une peau pâle, des boucles brunes et des joues roses. On dirait parfois une poupée en porcelaine qu’on a trop gavée de gâteaux. Elle a l’horrible habitude de faire des grimaces quand on l’a prend en photos. Elle fait semblant de bouder pour faire rire son chéri. Elle chante à tue-tête dès qu’elle sait qu’elle est seule. Elle secoue sa bouteille d’eau avant de boire une gorgée. Elle prend une petite voix, qu’elle appelle « sa petite voix ». Elle veut un chat et un poisson rouge, qu’elle appellera « le chat » et « poisson »

            Mais surtout, elle lit. Elle lit et elle rêve, elle rêve et elle lit, emmitouflée dans la couette, allongée sur l’herbe, assise dans un train.

            Quand elle était plus jeune, elle rêvait d’ambition. Elle rêvait de célébrité. Elle voulait être écrivaine. Elle voulait être journaliste. Elle voulait être médecin. Elle est redescendue sur terre. Mais pas totalement. Une rêveuse, ça n’est jamais vraiment les pieds sur terre.

            Elle ne voyage pas. Elle voyage dans les livres. Elle visite des châteaux de pierres remplis de vie, des plages de sable fin et des grottes prêts de la mer. Elle lit des histoires d’hommes en fauteuils roulants, d’ados qui voyage dans le temps et de sorcier à lunette. Elle entend des histoires, des rires, des pleurs et des déclarations d’amour.

            Elle adore sentir un courant d’air sur son visage quand elle rêve. Elle rêve beaucoup. Elle rêve tout le temps. Le soir avant de s’endormir. Quand elle écoute la musique, en marchant. Quand elle flotte sur l’eau fraiche de la piscine du quartier. Elle s’imagine dans tout plein de situation. Elle se voit assise, un violoncelle entre les jambes, ses boucles brunes nattée sur le côté. Elle est douée bien sûr. L’archet à la main, la musique qui sort de ses mains lui donne des frissons. Elle se voit belle et majestueuse, comme elle ne le sera jamais. Elle se voit au sommet d’une montagne, un chocolat chaud dans la main, remplis de guimauve et de doux souvenirs. Elle se voit sous le soleil, les pieds dans le sable chaud face à une étendue d’eau bleue. Elle ne voyage pas en vrai, alors elle voyage dans ses rêves. Elle a parcouru tous les mondes, celui avec un soleil rose, ou un autre avec des pétales de fleurs qui ressemblent à des gouttes d’eau.

            C’est une rêveuse amoureuse. Elle est une roturière qui a trouvé son prince charmant. Le soir, quand il s’est endormi, elle écoute sa respiration. Elle rit doucement dès qu’il commence à ronfler. Il fait un petit bruit de trompette, puis un gros bruit de trompette, comme un joueur de jazz en plein solo. Elle sourit alors dans le dos de son joueur de jazz, et elle pose sa main sur la peau nue de son dos. Elle sent au bout de ses doigts sa respiration se calmer. Elle pose alors un baiser du bout de ses lèvres entre ses deux omoplates. Elle aimerait bien traverser sa peau pour rentrer dans ses rêves. Le matin, quand son joueur de jazz se réveille, elle aime observer ses petits yeux encore flous de sommeil, et elle imagine toutes les folles aventures qu’il a pu vivre cette nuit.

            Maintenant, quand elle rêve, elle rêve de son amoureux. Elle rêve aussi de son futur chez-elle. Un bureau dans un petit coin de la pièce. Une bibliothèque remplis de rêve et d’aventure. Elle se lève et rejoins son amoureux, elle le serre contre elle, le nez fourré dans son dos et les deux mains sur son ventre. Et elle sourit.

            Elle rêve d’amour et de bisou sur le front. Elle rêve de déclaration d’amour et de caresse dans les cheveux. Elle rêve de rayons de soleil et de brise d’été.


            C’est une fille qui sourit. On ne sait pas vraiment pourquoi elle sourit. Elle sourit dès qu’un nouveau rêve s’épanouit comme une fleur. C’est une fille aux rêves fleuris. »

dimanche 21 août 2016

Papier ou numérique, mon coeur balance !



Aloha à vous, mes chers amis accros de la lecture ! Pas le temps de blablater aujourd’hui, car je suis là pour un article très important ! IT’S TIME ! En tant que lectrice officialisée (ce que je dis ne veux absolument rien dire), j’étais dans l’obligation de réussir à me positionner dans le débat qui anime le monde de la lecture depuis quelques temps déjà : le débat de « quel support de lecture est le mieux ». En gros : #teamlivrenpapier ou #teamlivrenumérique ?

Aaaaaah, je vois déjà vos sourcils se froncer et votre cerveau faire la liste de tous vos arguments qui serviront à défendre votre team préférée, mais on va TOUS prendre une bonne respiration et essayer d’ouvrir nos chakras ! Nameho ! C’est un monde de paix ici !

Pour tout vous dire, j’ai longtemps, trèèèèèès longtemps, fait partie de la team papier. Et j’en étais une fervente défenderesse ! Il était IN.CON.VE.NABLE pour moi de lire autre chose qu’un bon gros bouquin bien lourd. L’odeur du papier, la sensation dans la main, tourner la page. Le livre papier a une dimension sentimentale immense. Je rêvais ( et je rêve encore) du jour où j’aurais mon chez-moi et une immense bibliothèque remplis de tous mes livres préférés (et j’en ai beaucoup, vous pouvez en avoir un petit aperçu  ici). Il était du coup hors de question pour moi de m’approcher de près ou de loin d'une liseuse numérique. Vraiment, ce n'était as envisageable, et gare à celui qui essayait de me convaincre du contraire ! 

Mais bon, il n’y a que les méchantes personnes qui ne changent pas d’avis ! (la politesse jusqu'au bout des doigts !) 

Je ne sais pas vraiment comment m’est venu cette brutale envie de m’acheter une liseuse. Je fais partie de ces personnes qui vont zieuter pendant des jours sur un produit, lire tous les avis dessus, faire des simulations sur tous les sites possibles et inimaginables et se convaincre que l’on ne pourra pas se passer de ce truc un jour de plus, pour ne plus du tout y penser du jour au lendemain. Et la liseuse a failli en faire partie. Du jour au lendemain, impossible pour moi de faire ma vie sans, et cette envie est partie de façon tout aussi brutale quelques semaines plus tard.
A cette époque, je n’avais pas grand-chose pour m’occuper, et je n’avais plus les moyens de m’acheter mes bouquins à 20 euro. Je ne connaissais personne pour m’en prêter, et j’ai été pendant longtemps sans rien lire, alors que quelques années en arrière, je ne pouvais absolument pas me balader sans un livre dans mon sac, ne serait-ce même pour aller faire mes courses. La liseuse était pour moi le meilleur moyen de reprendre le goût de la lecture.

Et je l’ai finalement eu ! Best Cadeau Ever (après le BayMax de mes 20 ans, merci Doudou ). Je l’ai eu il y a un an, et elle n’a jamais plus quitté mon sac.


Vous êtes actuellement en train de contempler pas moins de 200 livres ;)


Comment ai-je bien pu oser, dites-vous ? Il faut se rendre à l’évidence : la liseuse électronique est bien plus pratique par tous les aspects que les livres au format papier. Et je vous le dis honnêtement, c’est en préparant cet article que je m’en suis réellement rendu compte.

En ce qui concerne le confort de lecture : aucun problème ! La qualité d’image est incroyable. Et une liseuse n’a pas un écran rétroéclairé comme celui de nos téléphones et tablettes. C’est un écran spécial que je ne pourrais pas vous décrire. On a l’impression d’avoir une page papier derrière une vitre ! La batterie n’est pas non plus un problème : lire des livres ne prends pas énormément d’énergie !  Du coup, si on lit peu, à hauteur d’1h par jour, la batterie peut largement tenir 1 mois avant de manquer de batterie. Bon, si vous êtes comme moi, à lire parfois pendant des jours pratiquement non-stop, comme cela m’est arrivé la première fois que je l’ai eu, avec une batterie pleine, elle tient une bonne semaine. C’est plus que satisfaisant ! La capacité d’une liseuse est toujours immense, et permet de transporter sur nous quotidiennement plus de livres que l’on ne lit en une année. Elle est légère, d’un format d’un livre de poche, et se glisse du coup partout. Pas besoin de débattre 15 ans avant de partir quelque part pour savoir quels livres on va bien pouvoir emmener, pas besoin de prier pour que l’on ne tombe pas en rade. On a une mini bibliothèque dans nos poches ! On peut avoir à peu près n’importe quel livre sur notre liseuse en des temps records, même pas besoin de bouger de chez soi avec l’appréhension de ne pas le trouver dans notre librairie préférée.

Et puis là, je ne vous ai parlé que des aspects communs avec les livres papiers ! Car la liseuse électronique offre plein d’autres avantages que l’on n’a pas avec un livre papier classique ! Je pense tout d’abord à la lumière intégrée, qui permet de lire n’importe où, peu importe la luminosité !  Dans la liseuse que j’ai, j’ai aussi la possibilité de surligner des mots et phrases, pour ainsi Retrouver en un clic les citations qui nous ont touchées. Et surtout, il y a un dictionnaire intégré ! Alors bon, pour livre un lire en français, ce n’est pas forcément indispensable, même si c’est toujours agréable de pouvoir vérifier la signification d’un mot sans avoir besoin de bouger ses fesses (moi ? une flemmarde ? pas du tout ! *prend un air innocent*). Par contre, quand on est comme une bille en anglais, mais qu’on a quand même envie d’essayer de lire un livre en anglais, pour s’améliorer, sans avoir à se balader avec le dictionnaire français-anglais en plus, (parce que bon, ça va commencer à faire lourd dans le sac), et bah c’est le giga-pied ! J’ai juste à poser mon doigt sur le mot en question pendant quelques secondes pour que les traductions possibles s’affichent devant moi ! C’est le paradis !

Personnellement, j’ai craqué pour la Kobo Glo HD. Elle est super, l’image est toute jolie toute bien, elle peut contenir pleeeeiiiin de livres, elle a le dictionnaire bilingue, toussa toussa ! Elle a l’avantage, comparé à la Kindle by Amazon, de lire tous les formats de livres possibles sans avoir besoin d'un logiciel en particulier. Par contre, j’ai dû faire marcher la garantie à cause d’un bug. On va dire que je n’ai pas eu de bol (ce qui est vrai, j’ai tendance à bousiller tout ce qui est électronique autour de moi, une vraie catastrophe ambulante !)


Alors bon. Les livres papiers, c’est chouette. Mais qu’on se le dise, si on a du mal à s’en détacher, c’est plus par affinité, par sentimentalisme, que par réel esprit pratique !

Mais après, pourquoi choisir ? Je n’ai pas envie de choisir. J’ai envie d’aimer les deux. J’aime les deux. J’adore ma liseuse. Je ne sais pas si je serais capable de m’en passer. Mais je n’imagine pas mon futur cocon sans une bibliothèque remplis. Ce que je fais ? Je trouve les livres qui me tente (on trouve beaucoup de livre très facilement sur internet pour rien du tout, mais chhuuuuuuut, c’est un secret !), afin de ne pas gâcher ses quelques sous pour un livre que l’on n’est pas sûr d’aimer, et je rachète ceux que j’ai vraiment, VRAIMENT, adoré !

Parce que je suis comme beaucoup d’entre vous, en ce qui concerne les livres papiers, je suis une vraie sentimentale :3

Et vous alors ? Vous avez choisi quel côté de la force ? Et pourquoi ? 

dimanche 14 août 2016

S'accepter et vivre pour soi


Ce n’est pas un secret, mais je ne sais pas encore si je vous l’ai déjà dit : Je suis assez ronde.

Enfin, assez … Je suis grosse. Tuh tuh tuuuh ! Pas la peine d’essayer de me rassurer, je suis VRAIMENT grosse, ce n’est pas une critique, c’est un constat. Je fais actuellement 99kg pour 1m77. Je faisais 117kg l’année dernière, et je pense que je n’ai jamais réellement fait un poids normal de toute ma vie. Et pendant longtemps, je l’ai vraiment mal vécu.

            J’ai étudié dans un collège privé, rempli de filles parfaitement fringuées et de petit Charles Edouard en mocassin à talonnette (true story, même s’il ne s’appelait par Charles Edouard). Et vu que toutes les filles y étaient parfaites, mes kilos en trop, mes vêtements mal coupés et moi, nous avons vite fait tache. Et nous avons aussi vite attirés l’attention de tous les petits rigolos, et ma scolarité est vite devenue … mmmmmh, disons difficile ? Les blagues bien entendu très spirituelles m’ont fait beaucoup de mal, je mangeais deux fois plus, j’ai pris deux fois plus de poids, etc. Cela aurait pu continuer à l’infini.
           
Je sais qu’à un moment, j’ai réussi à perdre une grande partie de ce poids en trop, tout en restant tout de même en surpoids. Puis IL est arrivé.

J’ai eu une relation assez particulière avec mon ex, une relation vraiment pas saine. Il n’était pas quelqu’un de bien. Un tyran qui m’a énormément rabaissé. Je n’avais plus le droit de rien, plus le droit de m’occuper de moi comme je le souhaitais. J’avais besoin de son autorisation pour tous jusqu’à la couleur de mes chaussures. Et encore une fois, j’ai beaucoup (trop) mangé. Et j’ai pris 18 kg en 5 mois (oui, c’est beaucoup).
Cette relation m’a fait beaucoup de mal, autant physiquement que moralement. Ce semblant d’être humain m’a rabaissé plus bas que terre, et a détruit le peu de confiance en moi que j’avais (en me sortant entre autre que seul ma tête était potable, et que tout le reste de ma personne était à jeter). J'ai fini par me considérer comme une moins que rien. Jusqu'au jour où j'ai compris que ce n'était pas moi la moins que rie. Ainsi, quand cela s’est terminé, j’ai eu un déclic.

C’est à partir de cette rupture, de cette délivrance, que j’ai vraiment commencé à vivre pour moi. Après avoir vécu avec l’autorisation d’une autre personne, après avoir dû rendre des comptes sur chacun de mes actes, sur chacune de mes décisions, de mes goûts musicaux ou même sur les personnes que je fréquentais, j’ai profité de pouvoir enfin vivre pour moi. J’ai mis les vêtements que j’aimais, j’ai coupé mes cheveux comme je le voulais, et j’ai surtout appris à m’accepter. Je ne dis pas que je me trouvais belle, non, mais je me suis accepté. J’ai assumé mon corps.

Vous savez, quand vous vous retenez de porter un short parce qu’on va voir vos cuisses, quand vous n’osez pas vous couper ou vous teindre vos cheveux parce que vous avez peur que l’on vous pointe du doigt, vous laissez une tiers personne contrôler votre vie. Et ce n’est pas quelque chose de bien. Vous ne vivez pas.

Je sais que ce n’est pas facile. Moi-même, je ne me suis pas encore accepté à 100%. J’ai refait ma vie. J’ai le meilleur chéri dont on puisse rêver et, miracle absolu, il m’aime. Pourtant, j’ai toujours un doute, une petite voix malveillante qui me répète encore et toujours, qu’il est beaucoup trop bien pour moi. Parce que l’on m’a répété encore et encore que je ne méritais rien de bien.   

J'assume mon corps, en tout cas une grande partie. Mais j'ai encore du travail à faire sur moi même. Quand je suis allé en vacances, on m'a beaucoup prise en photo. Et bien que je sois parfaitement au courant de ce que je suis, et que je répète à qui veut l'entendre que je m'accepte, j'ai eu du mal à me voir en photo. J'ai vu mes bras, que je trouve énorme, ou mes énormes joues. J'ai eu du mal, mais je n'ai rien dit. Au lei de m'attarder sur les éléments que je n'aimais pas, j'ai tenté de trouver ce que j'aimais : la façon dont mes cheveux ont bouclé, mon regard, mon sourire. Un petit détail que j'apprécie malgré les défauts qui sautent aux yeux. Et petit à petit, j'ai apprécié ces photos (ou en tout cas, quelques unes de ces photos). C'est un travail à faire sur soi. C'est compliqué, et long. Mais la délivrance à la fin vaut le coup. 

C’est principalement pour ça que j’ai ouvert ce blog. J’aime parler de livres, j’ai hâte de vous parler de plein d’autres choses. Mais surtout, je voulais en faire quelque chose d’utile. Je voulais aider d’autres personnes, des femmes comme moi, à s’accepter, à s’aimer, à prendre leurs propres décisions. Si je réussis à aider une seule personne, juste une seule personne, alors je serais heureuse. 

Si vous souhaitez me soumettre des idées, ou juste si vous avez besoin de parler, vous pouvez me rejoindre sur les réseaux sociaux (je suis particulièrement présente sur snapchat : fannibalecteur et sur insta). 

En attendant, n’hésitez pas à vivre votre vie. Montrez qui vous êtes, soyez heureuse, et laissez de côté ces personnes qui ne vous méritent pas.

Je vous envoie plein de bonnes ondes et je vous dis à très vite :* 

jeudi 11 août 2016

Mes 5 livres préférés (pour l'instant)


Bonjour à vous, mes petites pâquerettes ! Je suis vraiment désolé pour mon assez longue absence, mais que voulez-vous, je n’ai jamais réussi à rester organiser. Entre la panne d’idée, ma panne de lecture et un vide d’énergie phénoménal, ma volonté en a pris un coup. Mais bon, je suis là, c’est ce qui compte, non ?

Je n’ai pas particulièrement avancé dans mes lectures pour ces vacances, je continue les tomes de Diana Gabaldon (Tu ne vois pas de quoi je parle ? Clique ici ). Du coup, je ne peux pas vraiment vous faire d’articles sur mes lectures du moment. Cela me laisse donc le temps de revenir sur ceux que j’ai lu depuis longtemps, et dont je n’aurais peut-être pas l’occasion de vous parler avant un petit moment.

Bon, je vous ai assez fait patienter comme ça ! On attaque tout de suite avec mes 5 livres préférés de tous les temps !  - en tout cas pour l’instant ;) –



- Harry Potter, de J.K. Rowling



Eeeeet oui, je l’avoue, je suis coupable ! Harry Potter et moi, c’est une véritable histoire d’amour ! Je ne vais pas vous raconter de quoi ça parle, je pense que si vous ne savez pas ce qu’est ce livre, c’est que soit vous vivez dans une grotte depuis plus d’une dizaine d’année, soit que vous n’en avez absolument rien à carrer, et je suis donc profondément de vous saouler moi aussi avec ce livre. Mas Harry Potter est le livre de mon enfance. Le premier « gros » livre que j’ai lu, celui que je relis encore régulièrement. C’est un peu ma madeleine à moi. J’ai regardé l’un des films il y a peu (hier) et j’ai été surprise par l’étrange sentiment de réconfort, de paix et de mélancolie qui ont suivi.
Pour les personnes qui ne l’ont pas encore lu, je ne peux que vous conseiller de les lire. Ces livres n’ont pas connu ce succès phénoménal pour rien : les personnages, l’intrigue, l’ambiance, tout est parfait. J’ai évolué avec ces livres. Ils m’ont appris beaucoup de chose, m’ont offert une échappatoire à la méchanceté des autres élèves. Je suis toujours aussi impressionné par le sens du détail de J.K. Rowling. (Quand on pense qu’un tout petit détail, qui tient en une phrase, dans le cinquième tome, va se révéler être d’une importance capitale dans le dernier tome !)
Enfin bref, vous l’aurez compris : si vous ne les avez pas lus, lisez-les ! Et oui, même si vous avez déjà vu les films, car vous manquez tellement de chose ! Vous ne savez pas qui sont Winky, Peeve ou Coquecigrue. Vous ne connaissez pas le vrai caractère de Ginny ou de Dumbledore. Il n’est pas trop tard pour découvrir tout ça !


- Le chardon et le tartan, de Diana Gabaldon



            Cette série de livres est une découverte toute recette, et je n’ai même pas encore terminé les 8 tomes qui la compose. Mais je peux vous assurer que c’est un réel coup de cœur, comme je n’en avais pas eu depuis longtemps !
            Nous suivons l’histoire de Claire, une ancienne infirmière de guerre, qui lors d’un voyage en Ecosse avec son mari, va traverser le temps et se retrouver 200 ans en arrière et capturer par des écossais.
            Je vous l’ai déjà dit mais je me répète, ce livre est un gros coup de cœur ! Je vous avais déjà parlé du premier tome à ici, et j’ai bien avancé depuis quand je suis en train de lire le 4ème tome, et mon amour profond pour cette série n’a fait que se renforcer. En plus de ça, j’arrive au moment où la série télévisé se termine, donc je suis en train de frétiller de curiosité quant à la suite. Mais en même, j’ai pas vraiment envie de lire la suite, j’ai peur :3
            J’aime ces livres car ils rassemblent beaucoup de chose que j’aime : de la romance bien sûr, je suis une incorrigible romantique, énooooormément de suspense (il m’en faut peu aussi), des faits historiques, des complots politiques, un peu de magie aussi et du seeeks, parce que quand il y a un peu de seks dans un livre, c’est chouette. J’y retrouve mon compte dans tous les domaines. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais une fois que c’est fait, autant vous dire que votre esprit ne sera jamais réellement en paix. L’écriture est envoutante, les rebondissements terrifiants, on pleure, on rit, on a peur, on aime.
            Je ne peux que vous conseiller d’aller voir ma chronique sur le premier tome dont je vous ai par deux fois donner le lien déjà, si vous souhaitez plus de détails ;).


- Da Vinci Code, de Dan Brown



            Je remarque en écrivant cet article que mes 5 livres / séries préférés sont tout de même assez différents ! Après les livres fantastiques, je vous présente donc un thriller que vous connaissez tous de nom : Da Vinci Code !
            En réalité, je ne parle pas QUE du Da Vinci Code, mais de la Tétralogie  « Robert Langdon », dont Da Vinci Code fait partie avec Ange et Démon, Le symbole perdu et Inferno. Dans ces 4 tomes, Robert Langdon, un expert en symbologie, se retrouve souvent contre son grès mêlé à des affaires avec des sociétés secrètes, la police et la plupart tout le reste du monde à ses trousses. Autant dire que cet homme a
            Je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi j’ai autant aimé ces livres, les thrillers ne m’attirant pas du tout pourtant. Pourtant, j’adore ces bouquins. L’intrigue est toujours parfaitement amenée, le suspense est toujours là, et l’on ne sait jamais où les aventures de ce professeur vont nous conduire. J’adore tous les détails, théories qui entourent chaque aventure. Et ces livres m’ont fait grandir, m’ont fait réfléchir, m’ont fait découvrir des œuvres et leurs significations. J’ai aimé me divertir et m’instruire, j’ai aimé me balader dans l’histoire et les spéculations, j’ai aimé résoudre les énigmes.
            Je sais que les thrillers ne sont pas une catégorie que tout le monde apprécie, et qu’en plus de cela, ils sont tout de même assez imposant (mais si vous aimez vraiment lire, cela ne pose aps de problème, n’est-ce pas ?). Mais si vous ne deviez n’en lire qu’un, c’est sans conteste celui que je vous conseillerai. Une fois qu’on le commence, on ne peut plus quitter ce livre des mains.


- Nos étoiles contraires, de John Green



            Et hop ! On saute du coq à l’âne et après thriller palpitant, je vous parle d’un livre que vous connaissez surement aussi : nos étoiles contraires !
            Nos étoiles contraires nous raconte l’histoire d’Hazel, une jeune femme atteinte d’un cancer, et de Gus, lui aussi atteint d’un cancer.
            Alors oui, dis comme ça, ce n’est pas joli-joli. C’est même carrément déprimant. Mais c’était sans compter la plume de Monsieur John Green, qui est, oserai-je le dire, mon auteur favori. Il réussit à transformer cette situation un peu morose en une histoire vraiment sublime. C’est quelqu’un qui réussit à mettre de la poésie dans n’importe quelle situation. Les personnages sont justes tellement attachant ! Nous sommes tenus en haleine tout le long du livre, tout en sachant pourtant exactement comment cela va se terminer. Et on ne peut pas s’empêcher de garder espoir tout au long du livre, comme on ne peut s’empêcher de pleurer toutes les larmes de notre corps quand le livre se termine.
            C’est un livre vraiment beau, émouvant, rempli de poésie et d’amour. C’est un livre que l’on ne lâche pas et qui nous fait réfléchir sur la vie. Et c’est un livre que je vous conseille à tous.




- Geisha, d’Arthur Golden



            Je ne vous cache pas que cela a été assez difficile de ne choisir que 5 livres, comme il a été difficile de choisir autant de livres. Mais je sais qu’un jour ou l’autre, j’aurais fini par vous parler de Geisha.
            Cette fausse biographie nous raconte l’histoire de Chiyo, appelé plus tard Sayuri, une petite fille vendu par ses parents à une okiya, une maison de geisha. Et nous suivrons son histoire tout au long de sa vie, la voyant devenir une ado, une jeune femme, et une geisha.
            Ce livre est une pure merveille ! Il mérite amplement sa place dans mon top. C’est un livre rempli de beauté, de douceur et de tragédie. J’ai fait l’un de mes plus beaux voyages avec ce livre, rempli de détails sur le Japon de l’époque, sur la vie des Geishas, sur ce qu’elles sont réellement.
            Chiyo/Sayuri est vraiment quelqu’un de très attachant, et j’ai prié pour elle tout au long du livre. La fin du livre est certes prévisible, mais je l’aime. J’ai aimé ce livre, sa douceur, ses couleurs, son histoire, sa romance. Et j’espère qu’il vous plaira tout autant que moi.




            Voilà voilààààààà ! J’espère vous avoir donné envie de lire au moins un de ces chefs d’œuvre ! Ce sont des livres assez différents les uns des autres, mais je ne saurais en choisir qu’un !

            Et vous ? Quels sont vos coups de cœurs, vos indispensables ?


            Pleins de bisous à vous ! 

mercredi 29 juin 2016

J'ai dévoré : Journal d'un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu



Aloha jeunes gens ! Je suis plus que ravie de vous parler aujourd’hui d’un de mes auteurs préférés, mon bien aimé Mathias Malzieu ! Au menu aujourd’hui :


 Journal d’un vampire en pyjama 


« Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue. »

Pour tout vous dire, quand j’ai commencé à lire ce livre, je ne savais pas DU TOUT ce dont il parlait. Mais alors pas du tout ! J’ai découvert Mathias Malzieu par le biais de son long métrage, qui fait lui aussi parti de mes œuvres préférées : Jack et la Mécanique du Cœur. Je suis tombée amoureuse de la poésie et de l’émotion du film, son ambiance, ses chansons, ses dialogues, ses images, TOUT ! Puis j’ai découvert que ce long métrage que j’idolâtrais était une adaptation d’un livre, et deux secondes après, il était dans mon panier Amazon. Et sitôt reçu, je l’ai dévoré. Je n’ai jamais vu autant de poésie dans un seul livre. Je ne me suis jamais sentie aussi proche des personnages. Je n’ai jamais autant été bouleversée par la fin d’un livre (bien différente du film d’animation, et pourtant j’aurais préféré !)
Alors, je me suis aussitôt mise en quête de ses autres livres. J’ai attrapé le syndrome de la malzieulimie, souhaitant dévorer tous ses bouquins jusqu’à plus soif, jusqu’à être rassasié de lui si cela est possible. Même pas besoin de vérifier de quoi il parle, j’aime tellement le style de l’auteur que j’apprécierai automatiquement ce qu’il écrit.

Et j’avais astronomiquement raison.

J’ai été plus que surprise que le livre parlait de maladie. J’ai encore plus été choqué quand je me suis rendu compte que le livre parlait de la maladie de Mr Malzieu lui-même. A ce moment, impossible de décrocher ! Je voulais savoir ce qui se passait. J’ai adoré avoir toutes les petites anecdotes sur la sortie du film, sur l’appartelier, sur sa doctoresse en amourologie et son fauteuil en forme d’œuf. C’est un voyage dans le cœur de l’auteur, cœur bilingue en poésie.

Chaque phrase de l’auteur est un petit bijou, un ordinaire extraordinaire, des jeux de mots insoupçonnés et des expressions exotiques, un langage du cœur et un langage du beau. Car monsieur Malzieu manie les mots comme une maman manie l’amour. On est toujours surpris par tant de beauté dans ce qu’il écrit et je pense que jamais aucun autre auteur ne sera capable de reproduire ça sans avoir un arrière-gout de copie toute pâle, tant la plume de Mathias Malzieu est lumineuse et colorée.  

Le style de l’auteur est tellement prenant et étonnant qu’il arriverait presque à nous faire oublier que le sujet dont il nous parle est plus que sérieux. Car c’est un véritable journal intime qu’il nous délivre ici. Nous avons le droit à tous les détails, tous ses moments de doutes et de peur, et nous partageons son combat contre Dame Oclès en rediffusion, et l’on s’arme de gant tout du long afin de pouvoir lui donner un coup de main. Hors de question de la voir gagner, j’ai encore besoin de ma dose de malzieu dans ma vie.

Pour les plus sceptiques, je peux vous assurer que ce n’est pas DU TOUT mon genre de livre à la base. Je suis beaucoup plus fantastique ou romantique, mais sur la maladie : bof bof. Je trouve que les livres sont plutôt là pour nous vider la tête plutôt que nous rappeler tout ce qui nous attends. Je ne suis peut-être pas encore assez mûre. Mais je vous promets que ce livre vaut le coup, rien que parce que c’est Mathias Malzieu qui l’a écrit, et que cet auteur est un véritable génie des mots, un magicien de l’écriture.

Je vous parlerai sûrement prochainement d’un autre de ces livres, car écrire cette chronique m’a rappelé à quel point cet auteur était magico-génialissime. Mais pour l’heure, je vous prépare un autre article sur un livre que j’ai également beaucoup apprécié. Ça vous direz un road-trip à la Bonnie and Clyde ? ;)






mardi 28 juin 2016

J'ai dévoré : Le magasin des Suicides, de Jean Teulé



     Aloha, mes aventurières ! Aujourd’hui, après avoir visité un monde parallèle et voyagé en Ecosse, je vous propose une petite pause shopping ! Et oui, Jean Teulé nous raconte l’histoire de son magasin à lui, un peu particulier je dois vous l’avouer :

 Le magasin des suicides ! 


Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...



J’ai eu envie de lire ce livre dès que l’on m’en a parlé ! C’est assez étrange, car ce n’est pas vraiment le genre de livre vers lequel je me tourne d’habitude, étant plutôt gourmande de livres fantastiques ou alors, même si j’ai encore du mal à me l’avouer, légèrement romantiques (voire carrément romantiques). Mais j’ai appris depuis longtemps que l’on ne sait jamais vraiment quand un coup de cœur peut arriver. Cela peut arriver à tout moment, et sur à peu près n’importe quoi. Et surtout, l’auteur, Jean Teulé, est un auteur français, et j’essaie un tant soit peu de lire des livres venant de mon propre pays. Et puis, j’ai aussi appris à ne jamais sous-estimer mon intuition en matière de livre ! Si un livre me donne envie, c’est toujours qu’il y a une bonne raison.

Nous arrivons donc dans l’univers de la famille Tuvache, une famille qui voit tout de façon pessimiste et qui tient un magasin où ils nous vendent tous les outils dont nous aurions besoin pour … nous tuer. Donc non, le titre du livre n’est pas du tout une métaphore ou une jolie tournure de phrase, nous avons bien un magasin où nous pouvons facilement trouver de quoi nous suicider. Et de façon efficace, s’il vous plait ! Cela passe par les poisons maisons, des bonbons empoisonnés pour les enfants et un sabre japonais pour les plus courageux, ainsi que les plus classiques cordes et revolvers en tout genre. On se retrouve donc dans un univers assez glauque, et l’on pourrait penser que les gens qui lisent ce genre de livre en ressortiront déprimés plutôt qu’autre chose.
MAIS, c’était sans compter le génie de Mr Teulé. Car j’ai trouvé ce livre plutôt drôle. Cet humour pessimiste à l’extrême le rend presque grotesque et m’a souvent fait sourire. C’est une histoire plutôt originale, remplie d’humour noir. J’ai beaucoup aimé observer l’évolution des personnages, pessimistes de naissance qui entretiennent avec fierté leurs pensées morbides, au contact de leur petit dernier, Alan, qui est né le sourire aux lèvres.


C’est un livre que l’on aime, ou pas. Je ne suis pas sûre que tout le monde accroche, mais je l’ai personnellement apprécié !
Cependant ! J’ai trouvé qu’au bout d’un moment, l’histoire s’essouffle un peu. On a un arrière-gout de bâclé, comme si l’auteur avait cherché tout d’un coup à finir son livre le plus vite possible. Et surtout, deux semaines après, je suis toujours traumatisé par la fin … . Jamais je ne me suis douté un seul instant que le livre terminerait comme ça ! Et … POURQUOI ?! Juste pourquoi, quoi, je ne comprends pas ! Quand j’ai lu la dernière ligne, je suis restée un bon moment devant ma liseuse, sans vraiment comprendre ce qui venait de se passer. Je ne sais pas si l’auteur a simplement eu la flemme de finir son livre, ou s’il savait depuis le début qu’il allait nous la mettre à l’envers, mais une chose est sûre, j’ai eu beaaaaaucoup de mal à m’y faire !

Résultat de ma lecture : c’est un livre très original, plutôt sympa. C’est un livre que l’on aime, ou pas. Je ne suis pas sûre que tout le monde accroche, mais je l’ai personnellement apprécié. Mais ce n’est pas un livre que j’achèterai en format papier : en clair, ce n’est pas un coup de cœur. Mais on ne peut pas lire que des coups de cœur !

Et vous ? L’avez-vous aimé ? Souhaitez-vous le lire ?

Pleins de bisous à vous !


lundi 20 juin 2016

J'ai dévoré : Le charbon et le Tartan T1, de Diana Gabaldon



Quand on lit, quand on lit vraiment beaucoup, on remarque toujours deux catégories de livres : 
  • ceux qu'on lit comme ça, parce qu'on nous l'a conseillé, parce qu'on l'a commencé et que l'on ne veut pas abandonner en plein milieu et qui, après tout, n'est "pas si mal que ça". Des livres qu'on lit comme ça, parce qu'ils sont sympa, pas à nous retourner la tête, mais sympa. 
  • Et puis il y a LES livres. Ceux qui vous font voyager rien qu'avec les mots. Ceux qui vous prennent aux tripes et qu'on ne peut pas lâcher avant d'en arriver au tout dernier point. Ceux qui vous font frissonner, rire, pleurer, espérer, rêver.

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui fait partie de la seconde catégorie.


 Le chardon et le Tartan 



En premier lieu, je suis tombée amoureuse de la série. Elle est apparue dans mes suggestions de Netflix, et le résumé m’a tout de suite attiré. Ni une ni deux, je m’installe dans mon lit avec un bon chocolat chaud et je lance le premier épisode. Alors, quand j’ai appris que cette série était tirée d’une saga littéraire, je ne pouvais faire autrement que de la lire. Quelques jours plus tard, me voici, des images de l’Ecosse plein la tête et le cœur.

1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s'efforce d'oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d'une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d'en découvrir la raison : en s'approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d'un champ de bataille.
Le menhir l'a menée tout droit en l'an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d'autrefois ?

Vous l’aurez vite compris, j’aime cette saga du fond du cœur. Je n’ai pu lire que le premier tome, mais il ne fait aucun doute que les prochains suivront !

La précision dans la description des décors est assez impressionnante. Le travail sur les décors est, bien entendu, bien plus appréciable avec la série télévisé, mais elle reste tout de même assez impressionnante dans les livres. On arrive bien plus  facilement à visualiser la scène. J’ai développé sans raison apparente une véritable fascination pour l’Ecosse et ses paysages imprégnés d’une magie lointaine, des décors de légendes anciennes remplies de monstres et de fées.

Cela fait longtemps que je n’avais pas lu une saga aussi prenante ! Les quelques premières pages (et le premier épisode de la série également) sont longues à démarrer, le temps d’introduire l’histoire. Par contre, une fois imprégné de l’ambiance générale, on ne peut plus en sortir ! Un peu à la manière de Game of Thrônes, il n’y a pas énormément d’actions, mais on a tellement envie de savoir ce qui va arriver aux personnages, comment vont évoluer leurs relations , que l’on n’arrive plus à s’arrêter !


Car oui, ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, ce sont les personnages. Je ne me suis jamais autant accroché à des personnages.  Ils ont tous une histoire assez riche, et c’est plus que plaisant de découvrir des bouts de leurs passés tout au long de notre lecture. Cela permet de mieux les comprendre, et ils n’en deviennent que plus réels. En règle générale, ce livre est plutôt riche, que ce soit en détail sur la décoration ou sur les faits historiques dont il s’inspire. La série est assez fidèle au livre, ce qui est vachement appréciable ! Mais, comme d’habitude, le livre reste beaucoup plus fourni en détail que n’importe quelle série ou film, même si celle-ci ne s’en sort pas trop mal ! En lisant les livres après avoir vu la série, on découvre des petits détails qui nous font comprendre beaucoup de choses, ou qui modifient un peu notre vision de l’histoire. On s’attache à des personnages avec lesquelles on n’avait aucune affinité dans la série.


Mais je pourrais vous résumer tout ça, surtout pour vous mesdemoiselles, avec un seul argument : Mr James Fraser alias mon futur mari *bave*. Rien que la photo en dit long, mais il faut lire les livres et regarder la série pour réellement comprendre à quel point cette homme vend du rêve ! Quelqu’un de simple, qui protège les gens qu’il aime, un petit côté timide et mystérieux, un homme courageux, et d’après Claire Beauchamp/Randall, un amant extraordinaire (bon, on y croit moyen hein, mais que le héros principal soit un mauvais coup, ça le fait pas trop), et surtout des yeux, mon dieu *_*.  Le surnom « ma brune » (ou mo duinne en gaélique, pour les puristes) est devenue stupidement mon surnom préférée (je suis devenue brune il y a peu, ça tombe bien !). Mon chéri m’a appelé une fois « ma brune » et j’y repense encore le soir avant de m’endormir (oui bon, j’exagère un petit peu).

C’est assez difficile de vous en dire plus sans vous spoiler. Ce n’est certes pas l’envie qui m’en manque, mais je sais quel plaisir c’est de découvrir tout par soi-même. Je peux juste vous dire que c’est une histoire qui vaut le détour.  La relation entre les personnages est touchante, sincère, et rend les personnages vraiment attachants.

Je pourrais continuer à vous parler des yeux de Jamie et des cheveux de Claire pendant encore longtemps, mais je pense que vous avez compris où je voulais en venir : courrez dans la librairie la plus proche et achetez le premier tome. Vous pouvez aussi faire d’une pierre deux coups, et profiter de cette excuse pour vous abonner à Netflix également, histoire de suivre la série, parce que c’est impossible de ne pas en tomber amoureuse! Vous m’en direz des nouvelles !

Je vous rappelle que si vous souhaitez des nouvelles des livres que je lis mais dont je n’ai pas encore parlé ici, vous pouvez tout à fait me rejoindre sur SnapChat (fannibalecteur).

On se rejoint bientôt pour de nouvelles aventures ! Je pense vous accompagner dans un magasin assez particulier ;).

Et vous, êtes-vous devenus fan de l’Ecosse vous aussi ?